"VIVRE OU MOURIR, Conjurer l'euthanasie".

C'est essentiellement une étude médicale de l'état et des préoccupations de ceux qui pourraient être menacés. Elle est composée de deux parties :

Une première "VIVRE, est la description des cas et des conduites à tenir. On peut garder certains plaisirs quand on est malade alité ou handicapé.

Une deuxième "MOURIR est une discussion des aspects sociaux de l'euthanasie.

L'auteur avait le besoin, et aussi le devoir de s'exprimer. C'est le fruit d'une longue réflexion sur une expérience personnelle et professionnelle.

Parce qu'il a eu en charge pendant une trentaine d'années des enfants et adolescents Infirmes Moteurs d'Origine Cérébrale, plurihandicapés, il a toujours été préoccupé par les tentations sociales de l'euthanasie.

Son passé (deux atteintes successives de tuberculose osseuse, grave affection cardiaque etc.…) lui a donné l'expérience de ce qu'est la maladie et de ce que sont les hôpitaux.

La Médecine offre des moyens extraordinaires pour guérir, soulager, mais quelquefois il ne lui manque que la parole pour consoler.

Nous sommes tous conditionnés par les circonstances et l'environnement, et les médecins n'échappent pas à cette pression.

On parle en ce moment beaucoup d'euthanasie mais dans la confusion, dans un amalgame entre suicide et homicide.

Chacun d'entre nous a le droit de se donner la mort, mais il faudrait préciser que tuer, en dehors de la demande du patient, sans l'accord de la famille, est répréhensible.

Des efforts doivent être faits pour que tous les prétextes à de tels actes soient supprimés, comme cela a été promis. Il faut absolument développer les traitements de la douleur et les soins palliatifs, mais en avons-nous les moyens ? Ce sont les derniers jours de la vie qui coûtent le plus cher, la longévité devient règle et les caisses de retraite au bord de l'asphyxie. N'y a-t-il pas là une grande tentation économique pour le futur ?

L'auteur est contre mais cela se fait ! Si notre société est incapable d'appliquer sa législation et de sauvegarder sa morale, alors, si cette situation s'aggrave encore, ne vaudrait-il pas mieux une loi, pas une loi qui autorise, mais une loi qui protège le patient ?

Qui ? Pourquoi ? Jusqu'où ? Et comment ? Il ne doit pas y avoir de pouvoir sans contrôle, chaque individu doit rester maître de son destin !

Ainsi ce livre "VIVRE OU MOURIR, conjurer l'euthanasie", est d'abord, et avant tout, un plaidoyer pour la vie. On y a voulu expliquer, et faire comprendre à un public mal informé, et souvent indifférent aux autres, que, même malade, on peut avoir des petites joies, des petits plaisirs, qui vous attachent à un reste d'existence. Sait-on ce que désire réellement le souffrant. Surtout ne l'influençons pas par une ambiance hospitalière où cela s'est fait pour le voisin. Projeter sur soi-même l'agression du spectaculaire, dans des conditions de travail pénibles, amène à se soulager de la vision traumatisante par un acte une première fois désespéré, mais dont on prend vite l'habitude.

Il n'y a plus de grabataires : maintenant on prend le soin de lever très précocement et il y a des fauteuils roulants électriques. L'homme qui force toujours la nature est-il en droit "d'aider à mourir des incurables", des personnes qui ne le demandent pas ? Il y en a beaucoup parmi nous, on ne peut les guérir, les vieillards dépendants, les infirmités, les maladies mentales, etc.…


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